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Monuments

L'église est le monument principal de la commune, son édification commença en 1859, elle fut consacrée en 1883.   Le texte suivant du Père Jean Gilibert relate le centenaire de l'église ainsi que les principaux participants à sa construction :

« Un événement : Le centenaire de notre église
La construction de l'église de Labastidette commença en 1859 sous la direction de Maître Grenier, architecte. Le curé était alors M. Lozes, et le maire était M. Bazillon.
L'entrepreneur des travaux était M. Sauveterre.
L'ensemble des travaux de maçonnerie s'acheva en 1870 àl'exception des sacristies donc la construction ne s'acheva qu'en 1877. Entre temps, la chaire avait été réalisée en 1870 par M. Bauduc, menuisier à Seysses, le confessionnal et les fonts baptismaux en 1875 par M. Ramos, menuisier au Lherm sous la direction d'un architecte toulousain, M. Bréfeil. Quant au vestiaire de la sacristie, il fut exécuté par M. Despont, menuisier à Toulouse, en 1878.
Restait à orner l'église neuve de peintures : ce travail fut confié en 1878 à un peintre toulousain, M. Gazagnol.

Le reste, vous le savez : c'est en 1883 que le cardinal Desprez vint consacrer l'église de Labastidette, paroisse érigée en succursale depuis 1874. Vous avez tous reçu la relation photocopiée de cet événement en même temps que l'invitation à participer aux fêtes du centenaire du 4 au 11 décembre dernier. En effet, cent ans plus tard, nous avons fait notre mieux pour être à la hauteur des sacrifices consentis par nos anciens à une époque pourtant bien difficile pour eux.

Toute une équipe s'est mise au travail dans l'enthousiasme pour la journée de clôture, le 11 décembre ! J'avais rarement rencontré autant de bonnes volontés ! Je me dois de dire que la municipalité a fait un gros effort pour que l'église retrouve une nouvelle jeunesse ; certes la mise hors d'eau avait été faite, mais il restait à arranger les vitraux et à le protéger, à retrouver les tons de la peinture disparue à cause du salpêtre, à remettre en état les fonts baptismaux décrépis et un autel en marbre tout disloqué, à réviser et à compléter l'installation électrique, à remettre en axe et en tourillons l'une des grosses cloche. Tout cela a été fait et bien fait, et j'en remercie vivement tous les artisans !

D'autres détails importants ont été également traités, en particulier l'habillage solide des marches du grand autel, la peinture des grilles de l'autel de célébration, et de celles de la tribune, sas oublier le nettoyage général et minutieux de l'ensemble de l'édifice, statues comprises.Tous ceux qui ont participé à la grande célébration de clôture du 11 décembre ont pu apprécier les résultats de ces diverses opérations et s'en féliciter au cours du vin d'honneur servi dans les salles de la mairie, obligeamment prêtées pour la circonstance.
 

Il est bien apparu aux yeux de tous que l'église, si elle est certes d'abord le lieu du rassemblement de la communauté des chrétiens, est aussi le témoignage visible, commun à tous, de la volonté de tout un peuple de laisser à sa postérité un héritage de beauté et un symbole d'unité.Merci à tous ceux et celles qui nous ont si bien permis d'en prendre une conscience plus vive ! 

Père Jean Gilibert. »
 

De même, ce texte de Guy Bazillon relate des faits concernant sa construction : 

« En juin 1832, un accord intervint entre la municipalité d'alors, et les artistes venus de Toulouse, pour embellir notre église. Ce furent les sieurs Lespinasse, peintres sculpteurs, et Cazabon, peintre décorateur qui furent commis à cet effet. Ils firent leur travail, mais ce n'est qu'après bien des vicissitudes et beaucoup d'atermoiements qu'ils furent payés, vers 1835, ils demandaient 342f.20. En plus, il fallait indemniser un entrepreneur, le sieur Goudon, qui avait effectué des réparations dans cette église. Coît : 300 francs.On vendit 32 stères de bois, résultant de l'affouage de l'année précédente ; recette : 442f.Les artistes prélevant sur cette somme 342,20 il restaint donc 99f80. Les frais d'enregistrement se montant à 17f60, il ne restait plus que 82f20.Unanimement et généreusement, le conseil municipal décida d'attribuer cettesomme au sieur Goudon, ce qui permis « d'éteindre une partie de la dette due par la commune à ce monsieur. ».

L'histoire ne dit pas s'il fut satisfait de la solution, ni combien de temps il fallut pour payer le reliquat. C'est en 1859 que fut édifiée l'église actuelle, et en 1870 qu'elle fut terminée. Son recteur était Lozes. L'architecte s'appelait Grenier Morello, le magistrat civil était Joseph Bazillon, le maître d''uvre : Sauveterre.
Mais elle ne fut consacrée que le 16 octobre 1883, Léon XIII étant pape, par le cardinal Desprez, archevêque de Toulouse.
Le curé de la paroisse s'appelait Antoine Martin.I l y aura très bientôt un siècle. 
Guy Bazillon. »

Eglise Sainte Anne